Et si on se fabriquait un racer trois roues, tome 2

Rubrique: Deux et trois roues Commentaires: Un commentaire

Version moteur arrière.
Le projet de Patrick sur la base du moteur DR.
Patrick a en stock des pièces de DR, il choisit la version 750 cc ou 800 cc du monocylindre, d’un alésage de 105 mm ! Le moteur sera positionné en central arrière, empattement court, le pilote est assis le plus en avant possible.

Son plan de base

Le châssis type échelle est constitué de deux gros tubes principaux.

Pour lui donner un look « vintage », Patrick aimerait des roues de 15 pouces, assez étroites et à rayons (si vous en connaissez…). Pour le train avant, il hésite encore, mais ce sera certainement des doubles triangles superposés sur des fusées de voiture de série, peut-être de quad, ou de VW Cox.

L’utilisation du bras arrière de la DR est envisagée, ce pourrait être aussi un bras de VFR. La fixation de la roue, en 4 x 100 permet le montage de roues de Renault en 13 pouces, par exemple.

 

Bras de VFR et roue Renault de 13 pouces.

 

Bras de VFR, il en existerait en acier ou alu.

300 kg en charge et une soixantaine de chevaux coupleux… hé ! hé !

Autre projet trois roues à moteur central arrière

Il reprend les principes du projet de Patrick et ses dimensions principales, mais la construction est différente. Pour la carrosserie, une coque en panneaux sandwich mousse-polyester, comme ceux qui servent à construire les remorques de camion. Des carrossiers spécialistes en maitrisent la fabrication. Les panneaux sont fabriqués en différentes épaisseurs (30/40/60 mm) et l’assemblage se fait par collage. Le siège du pilote, incorporé à la coque, participe à la rigidité.

Pour l’avant, les suspensions à faible débattement (usage circuit) sont du type simple triangle oscillant. La longueur des triangles combinée avec une voie avant assez large (1,30 m ou 1,40 m) ne provoque pas de variations importantes du carrossage. La fixation sur la coque se fait par des inserts métalliques ou en bois, collés comme en construction navale.

Pour gagner du poids, les roues avant sont en 10 pouces avec des pneus 145 x 10 sur des moyeux aluminium de Crosscar. Elles sont équipées de disques de freins de 170 mm.

À l’arrière, un berceau oscillant tubulaire (diamètre, 28 mm x 2) qui comprend le moteur et la fixation du moyeu. Là aussi, un faible débattement de suspension permet de monter une simple butée de suspension en caoutchouc à la place de ressorts hélicoïdaux, un bon amortisseur contrôle les poids suspendus.

La roue arrière est en 13 pouces, assez large, d’environ 180 mm, la fabrication d’un moyeu spécial est envisagée. Montage de tout moteur de motos, un à quatre cylindres de moins de 80 CV.

Les croquis

Vue générale

 

Poids approximatif de la coque en sandwich, de 16 à 20 kilos.

 

 

Éventuellement, un châssis tubulaire léger, du genre poutre centrale en tubes ronds de 60 x 2 mm ou carrés de 50 x 50 mm peut être collé à la coque. Les suspensions avant et le bâti oscillant arrière y sont fixés.

 

Pour ceux qui ne sont pas convaincus de la stabilité d’un trois roues, ce projet peut être adapté facilement sur une version Racer 4 roues, sans oublier que, comme l’ a dit le philosophe : »La peur n’évite pas le danger ».

Album photo de trois roues à moteur central arrière

Les vintages

 

Les trois roues étaient courants au début de l’automobile, ici le moteur est sous le siège.

 

Marautec (France), style avion, construit par un passionné et remis en état par une association.

 

Suppositoire anticovid ? Des années 1930.

 

Racer trois roues des années cinquante.

 

Inspiration sidecar, le moteur est entre le pilote et le singe.

 

 

Trois roues… c’est aussi le triporteur Peugeot, très… trop à la mode maintenant !

 

Versions modernes à moteur central arrière, beaucoup de constructeurs utilisent de gros moteurs 1300 cc quatre cylindres, les empattements sont longs, ce n’est pas l’esprit racers où l’on veut rester en dessous des 80 CV pour environ 300 kilos.

Exemples de châssis monoplaces

 

 

 

 

 

Biplace et protection minimum pour passager (e) motivé (e).

 

La solution de facilité : un avant de monoplace et un cadre de moto, (y compris la suspension arrière) greffé, résultat empattement long et faiblesse de structure.

 

 

 

Construction facile, il faut au moins un pneu à profil plat à l’arrière.

 

La moto Honda VFR, une centaine de chevaux, une solution pour fabriquer un « gros » trois roues, pas vraiment un racer, mais… le bras de suspension permet le montage d’un pneu type auto, le cadre est en aluminium. Il faut être équipé pour souder des renforts et pattes. En cherchant un peu, on trouve des motos complètes accidentées autour de 500 €.

 

Montage d’un ensemble bras oscillant et moteur fixé sur un même bâti.

 

Je pense que les pneus de motos ne sont pas adaptés, de la roue type automobile à profil plat est préférable.

 

Rayvolution, projet français.

 

Version biplace, là aussi on s’éloigne de l’esprit du racer.

 

Peugeot s’intéresse au concept du trois roues.

 

Plaisir de designer.

 

Aérodynamisme parfait, c’est l’avantage du 3 roues.

 

 

Train avant de formule V, réservoir d’avion et moteur arrière.

 

Du côté des petites roues de huit ou dix pouces.

 

Pierrick a ajouté sur la page FB du Spirit, l’Eco-Exo trois roues sur base de Scooter Burgman, avec une idée de train avant originale.

 

Sur le forum Cyclekart. fr, un trois roues sur la base d’un scooter 50 cc.

 

Engin de record, Italjet, piloté par le fondateur, Leopoldo Tartarini qui bat plusieurs records à Monza en 1969. Moteur deux temps 250 cc, peut-être des roues de 10 pouces…

 

Messerschmitt K 200, version carénée pour des records  (24 heures à plus de 100 km/h de moyenne  en 250 cc). L’empattement est de deux mètres ; les roues sont des huit pouces. Il existe une version dissidente en quatre roues, des kits de carrosserie et des voitures complètes sont refabriqués en Allemagne et Espagne.

 

 

Trois roues Inter (France) fabriqué par un avionneur (années 50) , deux places en tandem et cockpit basculant.

 

Pour le plaisir, version réduite de l’Isetta, faisable sur la base d’un scooter, la couleur rose n’est pas obligatoire !

 

Isetta de record, carrosserie en panneaux d’alu rivetés, l’Isetta Velam a quatre roues, mais les deux roues arrière ont une voie étroite ce qui la classe dans la catégorie tricycle.

La difficulté : pour ce montage à moteur de moto se pose le problème de la roue arrière, une roue de moto d’origine paraît un peu faible et le profil d’un pneu de moto n’est pas adapté. Le bras arrière Honda VFR semble adaptable (voir photos plus haut). Il faut peut-être fabriquer une roue arrière en partant d’une jante de voiture en 13 pouces par exemple et adapter un moyeu avec la grande couronne et le système de freinage. Ou, peut-être, s’inspirer des roues arrière de side-car basset à roues de 10 ou 13 pouces.

 

Photo d’un bras spécial sidecar basset, la jante  proviens d’une moto Honda Hornet alu, coupée et soudée sur une jante 13 » en alu de voiture.

Prochain sujet, les trois roues à moteur avant.

N’hésitez pas à donner votre avis dans la zone « commentaires » ou envoyez un mail à guy.ecar@orange.fr.

 

Une réponse à Et si on se fabriquait un racer trois roues, tome 2

  • Popper  dit:

    Bonjour,

    Je cogite aussi depuis quelques temps sur un trike et je suis tombé ici en cherchant des infos sur les formules vee…
    Du coup grace à vous j’ai appris qu’on pouvait monter une roue de voiture sur un bras de VFR, merci infiniment.
    Alors si je peux aider un peu en retour, voilà une jante à rayon en 4×100 :
    http://shop.mwsint.com/product_details.asp?id=548

    Bon courage pour la suite !

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