Deuxième montée historique d’Uxeau : beau temps, organisation au top, mais des trous dans le bitume !

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Le samedi 15 juillet, le petit village d’Uxeau, à quelques kilomètres de Gueugnon (71) a ajouté les vrombissements des moteurs aux tintements réguliers des cloches de l’église. Le Val d’Arroux Rallye aidé par le comité des fêtes de la commune, les services techniques de la ville de Gueugnon, sans oublier les agriculteurs et propriétaires du village organisait sa deuxième montée historique.

Une centaine de participants sont présents, l’éventail des voitures est large : de la 2 CV type cross aux formules Martini, Barquettes, Protos, en passant par les Dauphines modifiées. Beaucoup de Young timers aussi qui permettent aux jeunes de participer et mettre le « doigt dans l’engrenage ».

Le parcours est identique à celui de l’an dernier. Une petite route, très sinueuse et étroite avec de bons enchainements de virages, alterne montées et descentes. C’est un parcours typique de spéciale de rallye, mais, malheureusement, le revêtement, dégradé, ne permet pas la moindre « attaque » ; tout au moins pour les monoplaces, barquettes, protos. Leur garde au sol, trop basse, et leurs suspensions fermes les handicapent. Les châssis raclent le bitume, les voitures bondissent, les pilotes visent la route en pensant à leurs lombaires et aux rotules Unibal. Bref, le parcours n’est pas adapté à ce genre de véhicules. Heureusement, sagement, la direction de course a installé des chicanes très serrées et posé des cônes de signalisation pour éviter les cordes trop défoncées. Autre « bémol », une « prégrille » très longue qui contraint les pilotes à de nombreuses remises en route. Les moteurs dépourvus d’alternateur ne sont pas à la fête.

Par contre, l’organisation est bien rodée. Les nombreux commissaires, disséminés tout au long du parcours et tous reliés par radio assurent une sécurité sans faille tout en gardant le sourire ! Le repas de midi, préparé par le comité des fêtes, est de qualité. Typiquement bourguignon, il est servi dans une salle des fêtes bien climatisée et permet un moment de repos bien apprécié.

Dommage que l’accès des spectateurs ait été aussi difficile : routes barrées et un manque d’indications qui les obligeait à un jeu de piste.

L’album photos

 

L’accueil, au pied du clocher : tout est prévu, pas de pertes de temps. Les contrôles, possibles dès la veille, évitent les files d’attente.

 

Claude Ducouray, le speaker officiel a « speaké » toute la journée sans relâche : un petit mot gentil aux pilotes, des précisions sur les voitures, des extraits de palmarès. « Claude, la passion auto » n’est pas avare d’anecdotes. Et, tandis que monsieur causait, madame prenait des photos !

 

Quand deux racers se retrouvent, ils parlent racer, le DB blanc de Raymond Janiaut raconte ses 60 ans d’aventures au M 20 qui en jaunit d’émotion et risque le clin d’œil de connivence !

 

Toujours fringant « Pappy DB », Raymond Janiaut, 85 ans, observe la Toralba.

 

Deux barquettes des années soixante-dix, la Torralba de P. Egel que l’on connait bien au Spirit Racer et la Grac MT 14 ex Frequelin de Ch. Sigu. Les deux ont roulé sans défaillance, malgré une garde au sol très basse.

 

Bora F V, problèmes d’allumage et de freins : la voiture, très clean, manque malheureusement de roulage.

 

Le pilote de cette Marini Mk 45 connaitra une belle émotion ! un talonnage sur une route très étroite a provoqué un envol plus un magnifique 360°… aucun dégât !

 

Peut être la plus belle Dauphine, le Dijonnais Jean-Luc Caillat, carrossier de métier en a fait son chef-d’œuvre : moteur Renault 1600 en central arrière, boite HW, cardans et triangles de suspension sur mesure… La carrosserie est un mélange de tôles, polyester et kevlar, promis on vous la présentera sous toutes les coutures, elle mérite un sujet complet.

 

ARC MF 6 de Didier Longeon, lui aussi carrossier, elle est magnifique, peaufinée jusqu’aux moindres détails, le moteur un TU 1300 est accouplé à la boite Alfa par une entretoise spéciale, du grand art !

 

 

La peinture tutoie la perfection, on ne se lasse pas de l’admirer.

 

Très rare, une Dutton Mellos.

 

 

En pré-grille Le DB blanc de R Janiaut et la belle reconstruction d’un Racer Panhard à moteur arrière de Christian Donnet.

La Martini/Toyota MK 30 de Seb Ferrat, en double monte, toujours aussi fiable.

 

Rare aussi la barquette CG, habituée des courses de Côte VH.

 

Pas de montée sans une monstrueuse Cobra.

 

Une Caterham 1600 R à moteur Rover : le soleil, une tente de camping, une région superbe, voilà la recette du bonheur.

 

Le revêtement, très moyen, a contraint l’organisation à poser des plots pour modifier les trajectoires.

 

Peut-être la voiture la mieux adaptée à l’état de la « route » !

 

Quant au Racer M 20, ce n’était pas son week-end, la chaine a sauté, puis cassé. Premier incident en trois ans de roulage, une bonne vingtaine de montées historiques et autant de journées circuits ! Son pilote a ainsi pu tester et profiter de la compétence des commissaires de pistes pour le prêt d’outils, de gants, et même de lingettes pour s’essuyer les mains ! Encore merci à tous ces bénévoles sans qui rien ne serait possible.

 

Ce n’était vraiment pas le bon jour pour le Racer ; sagement garé sur le parking prévu pour les monoplaces, un « participant », au volant de sa Volvo 122 S, l’a envoyé dans le mur, puis a reculé dans un arbre, pliant son parechoc, le tout sans se rendre compte de rien ! Restant béatement sur son nuage éthylique, il a heureusement épargné les spectateurs…

Spécial photos  : quelques superbes clichés de Damien Crance.  

 

 

 

 

Crédit photos, Mme Ducoudray, J-L Audry, Guyecar, Damien Crance (damiencrance71@gmail.com).

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Une réponse à Deuxième montée historique d’Uxeau : beau temps, organisation au top, mais des trous dans le bitume !

  • Alain Malsot  dit:

    Bonjour à toi,
    et merci de ta présence à notre Montée.
    C’est vrai que le revêtement pourrait être meilleur, mais je remarque que la plupart des voitures basses présentes en 2016 étaient là à nouveau en 2017, avec quelques nouvelles en plus.
    Par contre, pour la pré-grille, après la sortie du parking bitumé réservé aux voitures basses (ça, c’est plutôt bien, non?) je ne vois pas pourquoi il y aurait à démarrer si souvent: un arrêt au « Pavégnon », puis en bas au départ où chacun attend son tour, comme dans toute montée.
    Pour ce qui est des spectateurs, bien sûr, les minuscules routes qui débouchent dans le parcours de la Montée sont évidemment interdites, on comprend pourquoi!… Mais la départementale les conduit directement à un immense parking aménagé pour eux (est-ce le cas partout…?). Ensuite des panneaux (que certains ne semblent donc pas avoir vus…) les amènent, après traversée du parc concurrents, aux 2 zones réservées pour eux (sécurité préfecture oblige) avec buvette, toilettes.
    En tout cas merci pour tes commentaires qui nous permettent de progresser encore dans l’organisation.
    Les Racers sont un groupe essentiel dans le panel des participants à la Montée Historique d’Uxeau: merci encore de votre venue.
    Amicalement
    Alain Malsot
    président de V.A.R.

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