Speedsters dans la Pampa : la Gran Premio Argentino, une course à l’ancienne

Rubrique: Les années folles Commentaires: Un commentaire

L’Argentine offre de grands espaces, d’innombrables pistes en terre ; on y aime et pratique les courses autos. Dès les années trente, des courses entre la Bolivie, le Pérou, l’Argentine étaient organisées. On évoquait même un Buenos Aires/New York. La Gran Premio Argentino remet à l’honneur ce type d’épreuves.

Pour revivre ces courses épiques, les Argentins ont organisé du 30 octobre au 5 novembre 2016, la sixième Gran Premio Argentino de Baquets : 1800 km de chemins de terre en six étapes. Cette épreuve historique est réservée aux véhicules d’avant 1949 à carrosserie ouverte ; elle est interdite aux coupés et aux berlines.

Le règlement du GPAB précise que les voitures doivent rouler avec le châssis, la transmission, les freins et les roues d’époque. On compte deux catégories. La première rassemble les sports vintage biplaces tels que Bugatti, Riley, MG proches de l’origine. Quant à la seconde, ce sont les « Baquets », nom donné aux Speedsters à la carrosserie minimum dans le style des années d’avant 1940 : deux sièges (baquets), une calandre d’origine de la voiture, un capot, un réservoir d’essence, souvent cylindrique placé derrière les sièges et deux roues de secours. Ni porte ni aile.

Pour respecter le carnet de route, GPS et instruments électroniques sont proscrits. Un compteur à câble et un chronomètre et c’est tout.

Le châssis, d’origine d’avant 1938, peut être modifié, soit allongé soit raccourci, mais il ne peut être tubulaire. Les essieux sont rigides, ni direction à crémaillère ni d’assistance. Le pédalier respecte le style de l’époque.

À l’arrière, un pont rigide est obligatoire ; les moteurs doivent dater d’avant 1951 ; pas d’injection. Le démarreur est impératif, la boite comporte au maximum quatre vitesses. L’overdrive est prohibé. Les freins sont à tambour, les amortisseurs à bras.

Le diamètre des roues est au minimum de 16 pouces, la largeur maxi de 5,1/2, ni pneus radiaux ni jantes alu. Le radiateur respecte la forme de l’époque, un ventilateur électrique est autorisé. Le réservoir de carburant, en métal, permet une autonomie de 350 km. Deux roues de secours sont fixées à l’arrière ou sur les côtés.

L’apparence doit correspondre à celle de l’époque, peinture vintage donc, ni métallisée, ni nacrée. Le volant doit être d’un diamètre supérieur à 42 cm et compter trois ou quatre branches. Ce ne sont pas des voitures customisées, mais bien des véhicules destinés à courir sur tous types de routes et chemins. L’option saute-vent existe, mais s’il est installé, ce doit impérativement être un Brookland. La présence de fibre de verre est proscrite, seuls l’acier et l’aluminium sont autorisés.

Un carnet de route et des horaires de passages sont à respecter, mais le but est que 100 % des partants soit à l’arrivée, l’assistance entre concurrents est recommandée par le règlement. Elle complète celle mise en place par l’organisation. Un comité de sélection vérifie le respect de cette philosophie. Beaucoup de « Baquets » sont construits par les pilotes eux-mêmes sur la base des Ford A, très courantes dans ces régions, tout comme les anciens moteurs V8 à soupapes latérales.

Je reconnais avoir un faible pour ces speedsters, baquets, buckets qui sont en fait des motos à quatre roues, sans assistance ni électronique, où c’est le pilote qui décide de tout (?). Un retour à la vraie course automobile des débuts.

Petite balade en Argentine

 

 

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L’assistance entre concurrents est recommandée.

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Convivialité de rigueur ! S’il vous plaît, pas trop près du gros caillou en équilibre au fond !

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Alors heureux ?

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Envie de participer à cette formidable aventure ? Spirit Racer vous offre une page du carnet de route.

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N’oubliez pas que Juan Manuel Fangio a débuté en Argentine et y a gagné de nombreuses courses Gran Premio avant de venir en Europe, dans la catégorie Tourismo Carretera. Les voitures étaient des conduites intérieures. Propulsée par un six cylindres en ligne d’une centaine de chevaux, la Chevrolet de Fangio était préparée par lui-même. Ce coupé Chevrolet de 1800 kg a gagné la Gran Premio Argentina Bolivia Péru de 1947 : 9445 km en 13 étapes à plus de 86 km/h de moyenne.

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C’est quand même une sacrée aventure ! à consulter le site de la course, et sa page Facebook.

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Une réponse à Speedsters dans la Pampa : la Gran Premio Argentino, une course à l’ancienne

  • claude  dit:

    Excellent reportage,à quand un équipage Spirit racer avec une Hotchkiss un peu preparée

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