Bernard Boyer et les Racer 500

Rubrique: Les RacerRacer 500 Commentaires: Un commentaire

En hommage à Bernard Boyer décédé récemment, nous ressortons un aticle sur son parcours et notamment son intéret pour les Racers 500

 bien connu pour avoir construit plusieurs monoplaces et voitures de course, y compris les prestigieuses Matra F 1.d’abord pilote de moto, il passe au Monomill Panhard en 1959, puis il construit la monoplace Sirmac. Il travaille ensuite pour CD, Alpine, Matra. À la retraite, il s’intéresse de nouveau aux Racers 500 et décide tout d’abord d’en construire un destiné aux courses et démonstrations historiques, suivi d’un autre élaboré dans le but de battre un record du monde de vitesse.

Intéressons-nous pour commencer à celui destiné aux records du monde. Le 8 mars 1996, Henri Julien, le père des monoplaces AGS et ancien constructeur de Racer 500 lance une idée : et si on s’attaquait au record de l’heure en 500 cc ? Fin mars, le projet est lancé, le record à battre (catégorie A.II.3.SS) appartient à un Anglais, John K Brisse, sur Arnolt Bristol : 189 512 km dans l’heure. Il a été établi le 28 octobre 1953 à Montlhéry, s’y ajoutent les records des 10 et 100 km. L’objectif est déterminé : il faut atteindre au moins 220 km/h.

Bernard Boyer calcule qu’en fonction du maitre couple et de l’aérodynamisme il faut disposer de 60 CV. Le moteur choisi est le Honda 500 CB, bicylindre, six vitesses, préparé par Guignabodet, concessionnaire Honda à Toulon, la puissance est de 58 CV à 10 000 t/min.

Les pneus sont des Michelin Energy 135/80 R 13 sur des jantes rétrécies à 3,5 pouces de large, les moyeux sont des Citroën AX modifiés. Le châssis, tubulaire, est habillé d’une carrosserie à l’aérodynamisme soigné.

La suspension, par combinés ressorts, est prévue pour supporter la charge induite par les virages relevés. À 220 km/h, celle-ci est augmentée de 30 %.

La voie est étroite — 970 mm — pour privilégier une finesse aérodynamique maximum, mais sans oublier la stabilité. Elle est testée à la soufflerie de Saint-Cyr pour éviter le risque de décollage inhérent aux carrosseries aérodynamiques. Le poids est de 285 kg à vide (46 % à l’avant).

Sur la piste du CERAM à Mortefontaine dans l’Oise, le record est battu :  222 km dans l’heure, le 3 septembre 1997.

Album photo

 

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Le pilote est en position allongée, pour diminuer au maximum le maitre couple.

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Le circuit de Mortefontaine et ses virages relevés.

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L’équipe, Henri Julien le deuxième à gauche, Bernard Boyer, en combinaison de pilote, au centre.

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La voie étroite permet une réduction importante du maitre couple.

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Transmission par chaîne, sans différentiel, un seul frein à disque.

Avant le Racer de record, Bernard Boyer a conçu un Racer 500 à moteur de moto, destiné aux petites compétitions entre amis. En 1994, il le construit et l’équipe d’un ensemble moteur boite de moto moderne, le bicylindre Honda Transalp 600 cc de 50 CV. Il pèse 240 kg avec une répartition la plus proche possible du 50/50 avant/arrière, pas de différentiel, donc un seul frein arrière. Les premiers tours de roue ont lieu le 9 mars 1996. Un petit problème de refroidissement oblige à monter le radiateur d’eau dans le nez. Il remplace les petits prévus de chaque côté du moteur.

 

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Carrosserie alu et prise d’air de chaque côté du moteur pour la première version.

 

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Moteur Honda Transalp et radiateurs d’eau latéraux.

 

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La suspension arrière oscillante : les arbres de transmission font office de bras de suspension.

 

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Pivots et roues d’AX 13 pouces.

 

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Une petite fabrication en série est envisagée, mais l’idée est abandonnée, car trop onéreuse.

 

 

Le capot modifié avec la sortie de l’air chaud

 

Suppression des radiateurs latéraux

 

 

Les suspensions n’ont pas changées

 

Le pédalier,le double circuit de freinage et son réglage

À lire : Bernard Boyer, autodidacte et pragmatique, du CAP au Championnat du monde de Michel Delannoy aux éditions du Palmier.

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Une réponse à Bernard Boyer et les Racer 500

  • Patrick Bay  dit:

    J´ai vu cette dernière voiture à Gonfaron chez Henri Julien et j´ai pu la détailler à loisir. Ce qui m´avait le plus impressionné était la partie arrière , chassis et suspensions . Très peu de tubes , extrêmement léger . Un modèle de simplicité et
    d´efficacité .
    Pour moi la beauté mécanique réside dans la simplicité des solutions mises en oeuvre.
    Beaux souvenirs !
    Patrick ( pbay motors)

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