Le 15 août avait lieu la montée historique de Moux, sur le parcours de l’ancienne course de côte, en plein Morvan à côté du lac des Settons. Une montée initiée par Patrick Egel (ancien participant) et Anost classic — ASA Nivernais Morvan, selon la réglementation de la FFSA.

Résurrection réussie sous un (très) chaud soleil : public et pilotes nombreux, organisation efficace, pas d’incidents.

François Belorgey, participant à la montée avec une Seven, nous a gentiment confié ses impressions.

Moux sur Egel

Goix est un hameau du joli village morvandiau de Moux. Tout est vert même si le thermomètre est dans le rouge en ce mois d’août. Nous sommes dans le parc du Morvan, à quelques kilomètres du lac des Settons.

Au cours des années quatre-vingt, quatre-vingt-dix, la date du 15 août était cochée sur les agendas des passionnés de sport automobile. La course de côte attirait les meilleurs pilotes de la région. Puis, au fil du temps, les bénévoles se sont fatigués, les règles administratives se sont accumulées et le tout a découragé les bonnes volontés.

Pratiquement vingt années sans drapeau à damiers sur la belle petite route sont passées, mais, un soir d’hiver, l’étincelle d’une idée a jailli devant l’âtre rougeoyant. À Moux, on se chauffe au bois, il est à la porte. Et si on lançait une montée historique ? Pas de chronomètre, donc pas de classement, juste l’absolue nécessité de respecter les règles de sécurité imposées par les autorités. Les visites du parcours par la CDSR préfectorale effectuées, la pile de documents à fournir une fois remplie par l’équipe sérieuse d’Anost Classic, l’accord final a été reçu quelques jours avant la montée.

Moux compte, parmi ses habitants, une famille professionnelle de la voiture ancienne reconnue dans toute l’Europe. Chez Egel, on parle d’Hispano, de Bugatti, de Stratos avec simplicité et passion. Attirer une centaine de voitures ce 15 août 2025 était donc facile.

Denis Blanot, homme de qualité qui, lui aussi, réside dans le village, s’est également investi dans l’organisation de cette belle journée. Sa Bugatti 35 en côtoyait quelques autres. Voir six chefs-d’œuvre de Molsheim en action constitue un évènement exceptionnel.

La famille Bonoron était de la partie avec une 35 et une Porsche du rallye de Monte-Carlo pleine de chevaux.

Et encore… Une Maserati barquette des années cinquante, rouge bien sûr, au palmarès intéressant. Et une Darlmat Peugeot de course. Concessionnaire Peugeot, Darlmat construisit avant-guerre des voitures engagées avec succès aux vingt-quatre heures du Mans.

À l’applaudimètre, c’est l’Abarth 2000 SE 010, autrefois conduite par Shetty champion suisse de la montagne 1968, qui fit lever la foule à son passage. Christophe Pont de Savigny a fait un superbe cadeau aux Morvandiaux en pilotant avec allant cette icône du sport automobile transalpin. Deux cent cinquante chevaux pour 575 kilos, cela ne plaisante pas !

Un verre de l’amitié (et un peu plus…) a clos cette première montée de Moux.

Anecdote : participant dans des temps lointains à la course de côte, j’avais oublié la configuration des lieux. Une dame m’indiqua la route : « Vous tournez à droite, en prenant la rue de la course de côte ». Effectivement, une plaque tout à fait réglementaire porte l’inscription « rue de la course de côte ».

À Moux, on aime l’automobile !

François, grand amateur d’automobiles, pilote, organisateur, reporter, notre envoyé spécial.

Lotus Seven

Annonce de prochains évènements : Téléthon 2025 sur le circuit de l’Auxois-sud le 7 décembre et rallye des Hautes Côtes les 6 et 7 septembre.

 

Grac Champion

 

Formule Renault turbo

CC 21 602

Nid de Bugatti

 

 

 

 

 

Ford T

 

402 Darl Mat

 

 

 

 

4 CV Proto

 

 

L’Abarth de M Pont fait partie de l’exposition du château de Savigny, à visiter le musée Abarth, les motos, l’incroyable musée de l’avion de chasse, matériel vinicole, véhicules incendie : UNIQUE !

 

Grac Cecca

 

Dauphine 1093

 

Sprint

 

Torralba

 

Aston Martin

 

Invasion de Lancia Strattos

 

 

Saab

Ford Capri

 

 

Et, bien sûr, des Porsche

 

BMW

Alpine berlinette

Abarth 1000

 

Jidé / Scorra

 

 

Hommel

 

2 Cv cross

Simca 1200 S

Alfa Roméo

 

 

Petit bémol, la FFSA qui impose une licence à 20 € par pilote a exigé que les contrôles techniques soient effectués par un commissaire la veille de la montée. Résultat, des pilotes qui ne pouvaient venir deux jours ont déclaré forfait…. une édition 2026 est en préparation en espérant une collaboration dynamique de la FFSA, qui devrait tout faire pour que vive le sport auto.

Coup de chapeau aux organisateurs d’avoir fait revivre cette montée malgré les lourdeurs administratives (autorisations tardives) et fait du prince de la FFSA.

Photos : Jérôme Havez, Ma. Joly.