L’essai du Racer M 20 par Jean Luc A.

Rubrique: ActusLes RacerRacer M 20 Commentaires: Un commentaire

 Jean-Luc, qui dans une vie antérieure (c’était au siècle dernier), fut responsable de la rubrique auto dans un grand quotidien régional a accepté d’essayer le Racer M 20. Voici ses impressions .

« Proposition ». Aie, aie, aie, que me veut Guy ? Manger ? Assis autour d’une table ! Y consacrer de précieuses heures alors que, dehors, le monde entier continue à tourner sans moi ? Impossible.

Proposition

J’ouvre avec circonspection le mail ainsi intitulé qu’il m’a adressé  : Que lis-je : essayer le racer M20 du constructeur –pilote le plus fou de l’Ouest de la Côte-d’Or ? Rédiger un petit « jus » pour le site ? OK, tout de suite. Ah bon, faut attendre vendredi et la journée « open » sur le circuit de Pouilly. Guy continue : « Tu verras, il n’y aura personne, juste la Martini de MP 21 et peut-être une autre monoplace ». Sous-entendu, ce sera une journée bien tranquille.
Vendredi. Brouillard dans ma vallée. Route ruisselante d’humidité. Alors moi, ruisselant d’humilité, je glisse casque et chaussures de course dans mon sac, la combinaison à tout hasard, les gants et les lunettes. En route pour Pouilly.
Je ne comprends pas. De loin, j’ai l’impression qu’il y a un monde fou dans le parc des coureurs. Impression confirmée en garant mon petit fourgon Peugeot (120 ch, boite 6, 4 freins à disque). Une journée bien tranquille ? Avec la bande au Creusotin Vaison et toutes ses belles voitures dans lesquelles il fait tourner ses clients et amis, Porsche, BM, Escort,205 Turbo 16, Norma Honda 260 ch. Avec d’autres Porsche tonitruantes, d’autres protos survitaminés, Norma, Radical, Fun je-ne-sais-quoi. Et des berlines stéroïdées.
Au soleil, près de la piste, le petit Racer et Guy. Il tourne autour avec un petit sourire du genre « ça va être une belle journée ». De fait, il fait vite chaud. Et l’ambiance est au beau fixe, elle aussi. Les autos des amis et clients n’amusent pas l’asphalte. Ils assèchent la piste. Et jardinent abondamment les bas côtés et au delà. Ouf, faudra rentrer la tête dans les épaules et bien regarder dans les rétros.

Au volant

La Martini de MP 21 rentre la queue basse, poussée par des membres du club. C’est une bielle. Elle n’aura pas tourné longtemps. Guy roule le matin. Début d’après-midi. C’est mon tour. Étonnant : le cockpit est grand. Trop long et trop large pour moi. Le volant aussi est grand. « C’est dans l’esprit de ces petits engins des années 50 » m’explique Guy. Ah, si c’est dans l’esprit… Le moteur 600 Yamaha démarre sans hésiter sur une brève impulsion sur le bouton du démarreur, il pète virilement dans mon dos mais vibre nettement moins que je l’aurais cru. Rien de gênant en tout cas.
L’embrayage dispose d’une course courte. Je cale quatre fois avant de trouver le truc. Eh oui. La commande de boite, toute neuve, montée sur rotule est une pure merveille, douce et précise. Et séquentielle : le pied. Je m’élance derrière une Porsche. Vite loin derrière. L’auto roule droit, s’inscrit promptement dans les virages. L’arrière semble joueur. Trop pour une direction –elle- trop démultipliée. Il est vrai que l’empattement est court. Les freins, une fois un petit problème avec l’étrier arrière réglé, – il freinait sans cesse -, parait largement suffisant. Mais la course est trop longue et la pédale spongieuse. Un bon dégraissage des garnitures des tambours de VW, une bonne purge, un réglage de profondeur de la pédale par rapport à l’accélérateur et on devrait se faire plaisir à chercher la limite. Le moteur ? Sympa, coupleux, puissant pour le poids qu’il a à trainer. Mais il déjauge en virage. Et reprend après un temps de réponse trop long pour accompagner une glissage pas exemple. Et pour être tout de suite efficace en ligne droite. Le problème est connu des moteurs de moto montés sur des voitures. Peut-être qu’en réglant pile poil la hauteur de cuve ? L’idéal serait l’injection. Oui, oui, je sais, c’est pas dans l’esprit, « scuse-moi, Guy ». Contrairement à ce que prétend le pilote-constructeur, je trouve qu’il est vivant dans les tours et son accélération est franchement sympathique.

FILTRE     Jean Luc retour DSCN1822Retour au parc.

L’engin tourne au ralenti avec une régularité diabolique et ne semble pas souffrir le moins du monde de rouler vite sur le circuit. Bien né le M20, incontestablement. Pour moi, pour me trouver vraiment en confiance : une direction directe, c’est la première et la plus importante des modifications à apporter. Et un réglage soigné de la position au volant. Pour ne pas devoir se cramponner malgré la ceinture 6 points. Une carburation fine pour jouer de l’accélérateur en virage sans trou. Il sera toujours temps, ensuite, d’aller plus loin dans la mise au point.
Et, j’oublie, une marche arrière. Pour l’aspect pratique de la chose. Guy, lui, veut une petite sacoche pour deux trois outils, sa pipe et son tabac. Pourquoi pas un panier en osier pour promener Typo, le chat de plus espiègle de tout l’ouest de la Côte-d’Or ?

FILTRE   24 octobre 2014 005

Bien sûr le texte n’a pas été modifié. Jean-Luc a raison la direction est trop démultipliée environ 2 1/4 de butée à butée, compte-tenu de la légèreté de l’avant une crémaillère de Crosscar d’un tour de butée à butée est mieux adaptée, je suis persuadé que dans les parties très sinueuses du circuit le Racer sera formidablement efficace.

Quant au trou à l’accélération, je ne l’avais pas ressenti aux essais précédents, mais j’ai enlevé les filtres KN et les ai remplacés par du grillage. Il va donc falloir fabriquer une boite à air et, quand même, regarder les réglages de carburateurs et la couleur de la bougie.

Pour les freins, des cylindres de roues neufs à l’avant, un réglage pile-poil des garnitures et des tiges de poussée des maitres-cylindres règleront le problème.

Une fois de plus les Racer intéressent beaucoup de monde, des pilotes de voitures bien plus prestigieuses sont venus discuter, y compris l’équipe de Vaison Sport.

La cohabitation entre les  »grosse autos  » et le  » pou de la piste »  s’est très bien passé, chacun respectant l’ autre, mais qu’elle impression extraordinaire lorsqu’on se fait doubler avec une énorme différence de vitesse par une Porsche  »Top Gun » qui en plus passe une vitesse en même temps et vous offre sa symphonie en première loge….inoubliable ! Mr Vaison, vos voitures sont vraiment bien réglées…

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Un petit coup de démarreur et hop.

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C’est parti pour 2/3 tours tranquilles.

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Au retour ça fume,l’étrier arrière. reste en pression à cause d’un mauvais réglage de la garde au maitre-cylindre. Clé de 13 et réglage.

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L’ambiance à Pouilly c’est ça ! Un petit problème ? Un autre pilote (qui roule avec une belle Martini à moteur Toyota) vient aider

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Mécapassion 21, n’a pas de chance, après une boite, la Martini a vite coulé une bielle. L’équipe est sympa,motivée, il faut persévérer.

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Pouilly, grâce au responsable du circuit c’est aussi ça ,une terrasse au soleil, un coq au vin ,un ‘chti’ coup de Fixin rouge (Bourgogne oblige), de la rigolade, mais aussi des discussions entre passionnés.

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Tout s’est bien passé, il n’y a plus qu’à charger le bolide. La prochaine fois on essaye de faire un peu de vidéo.

Une réponse à L’essai du Racer M 20 par Jean Luc A.

  • claude  dit:

    Très joli reportage et vraiment désolé de ne pas avoir été des vôtres ce coup si ,mais ce n’est que partie remise

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