Étudiée en 1954 par F. Picard et E Leroy, l’Étoile filante a été construite en 1955.
Monoplace à moteur Turbine à gaz Turbomeca de 270 CV, l’Étoile filante bat le record du monde de vitesse à 308,85 km/h sur le lac salé de Bonneville. Pilotée par Jean Hébert, elle franchit la barre des 320 km/h, mais ce record n’a pas été homologué. Deux exemplaires ont été construits, s’y ajoutent plusieurs versions d’exposition, sans moteur.

Dessin de Géo Ham.

Turbomeca, constructeur de turbines, qui a déjà battu des records en aviation et hélicoptère propose une collaboration à Renault pour la construction d’une voiture de records ; avec pour objectif d’atteindre les 300 km/h. Les études commencent début novembre, sous la direction de F, Picard, directeur service développement. Il est assisté par A. Leroy (ex-Delage) et par J. Hébert, qui sera le pilote.
Une maquette au 1/5 est testée en soufflerie Eiffel puis, c’est la construction d’une carrosserie en résine polyester constituée de 15 éléments, sur moules en argile. Deux voitures complètes sont construites ainsi que de nombreuses versions d’exposition, qui seront montrées dans le monde entier. Certaines seront oubliées et laissées sur place, l’Étoile filante est une voiture laboratoire.
Le châssis est en chrome molybdène qui sert d’essais de techniques de soudure ; les roues proviennent d’une Jaguar. La transmission sert de banc d’essai pour le système transfluide, freinage à disques. Le dessin de carrosserie permet l’étude de l’aérodynamisme ainsi que de la stabilité à hautes vitesses ; la construction en polyester en est à ses débuts.


950 kilos, CX 018, longueur 4,84 m, largeur 1,80 m, hauteur 1,10 m.





Sur le premier modèle, une bulle ferme le cockpit, elle est rapidement supprimée.

Après des essais à Monza (Italie), direction le lac salé de Bonneville aux USA. Elle est transportée par bateau puis remorquée à la ficelle sur place.


Essais concluants, le record est homologué à 308,85 km/h, Hebert pense que les 320 km/h sont possibles et qu’il a levé le pied trop tôt, mais, faute de pièces détachées disponibles, les essais sont arrêtés et c’est le retour à la maison.












Une version à moteur électrique, pilotée par N. Prost, participe à des démonstrations.

Le livre édité par Gazoline

La turbine à gaz de Turbomeca, utilisée sur des hélicoptères, des avions et des locomotives, développe, 270 CV à 28 000 t/min.
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Les concurrentes de l’Étoile filante
BRM, la firme anglaise, prépare une prototurbine engagée aux 24 heures du Mans, la voiture est pilotée par G. Hill (hors classement).

La Rover P 4 effectue de nombreux essais routiers.

Fiat Turbina 8001, 1954.

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