Dijon-Prenois : Le Spirit (Joséphine pilotée par Jean-Luc) se faufile à l’Historic tour

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Rendez-vous annuel avec l’Historic Tour, mais cette année c’est différent pour le Spirit Racer Club, car un de nos pilotes y participe. Jean-Luc Audry, au volant de sa MGB prénommée Joséphine, veut revivre sa passion. Il a couru en Berlinette Alpine, Formule Vee, formule Renault. C’est notre « Burgon Stig » les Bourguignons le connaissent bien, c’est aussi un ancien journaliste de la rubrique « auto » d’un quotidien régional (c’était au siècle dernier). À Prenois, les copains du club sont là, nous le couvons, l’assistons, l’encourageons…

Pour courir, il faut trouver une catégorie et se conformer au règlement de cette dernière, ce qui concerne la voiture, mais aussi les équipements du pilote. Notre chevalier s’équipe de pied en cap, combinaison, casque Hans… Pour tenter de s’aligner, il a choisi les Saloon Cars, au règlement plus libéral (?), c’est-à-dire la catégorie 70.

Joséphine doit passer sous les fourches caudines du contrôle technique : arceau cage, extincteurs, baquets, harnais, coupe-batterie, bruit… même les autocollants sont réglementés.  Bien sûr, elle fait son petit caprice en passant le contrôle (ah ces divas !), les stops refusent de s’allumer ! Tournevis (et jurons) viennent à bout de la récalcitrante. Joséphine a compris et retenu la leçon : « fais gaffe, faut se tenir à carreau » !  C’est ce qu’elle fera tout au long du week-end, ronronnant de plaisir sous la pluie ou le soleil, rentrant à la maison et en repartant sans souci. Oui Joséphine ne se déplace que par la route, ni plateau ni camion, elle arrive et repart discrètement, à la surprise des organisateurs pas (ou plus) habitués à tant de discrétion.

Jean-Luc aime et connait bien le circuit de Dijon Prenois, il y a fait son premier tête à queue quand celui-ci était en construction (là aussi c’était au siècle dernier) !

Le plateau Saloon Car existe depuis 24 ans, quatre séries différentes, 60/70/80/90 selon les années de naissance, cela va de la Ford GT 40 moteur V8 Weslake à « notre » petite MGB d’environ 120 CV qui s ‘époumone à un petit 170 kmh dans la longue montée des stands où d’autres carcollent à plus de 200, en passant par la redoutable Audi Quatro de Patrice Lefebre (monsieur Car Concept, bien connu des amateurs de Cox), Carrera 906 et autres Porsche, grosses Américaines Falcon, Corvettes bodybuildées à coup de V8, BMW M 3, berlinette Alpine et R5 GT « turboostée » (190 CV) et même une rare Venturi.

Face à un tel hétéroclisme et à une telle débauche de puissance, notre pilote préféré, malgré un pilotage très propre et régulier, se prend 10 secondes au tour, ce qui est peu. Jean-Luc n’écoute pas les conseils (certes farfelus) de son « coach », qui lui conseille de prendre un raccourci sur le circuit ou d’inverser la grille de départ en faisant effectuer un demi-tour général pour se retrouver sur les premières lignes.

 

 

Préparation aux petits soins, c’est une préparation « do it your self » !

 

Même les tambours sont allégés par perçage, pas fainéant de la scie cloche notre Jean-Luc !

Le cœur fait boum badaboum… souvenirs !

 

Toutes les voitures passent le contrôle du bruit, deux sonomètres et trois commissaires attentifs, le nouveau règlement exige 100 dB, 105 au maximum. Certains gros protos « pètent » à 125 dB, menaces d’exclusions, discussions, négociations et exceptionnellement autorisation de départ, beaucoup de bruit…, mais, attention, les normes seront appliquées lors des prochaines courses.

 

Dans la même série que « notre » MGB, une superbe GT 40.

 

Superbe GT 40 qui a pris feu, par excès d’essence sur l’échappement.

 

Ultra rapide, terriblement efficace et… bien conduite, la Quatro de P. Lefefebve.

 

La voici, la voilou, merci à Ducou, le Lucky Luke des photographes, pour l’instantané.

 

Joséphine et son pilote pas impressionnés par la Sting Ray et ses huit marteaux-pilons.

 

Dans les Saloon cars, on mélange les genres et la Quatro va déposer tout ce monde.

 

Freinage tardif de la M 3.

 

Maxi attaque en maxi 1000.

 

Empoignades de Mini, Rallye et Berlinettes.

 

Rare et belle CG en maxi 1000.

 

Les maxi 1000, c’est l’occasion de voir ou revoir des voitures disparues, ici une Mean 1300cc à moteur Lancia en position centrale arrière.

 

Nous n’avions pas vu une 24 CT en course depuis bien longtemps.

 

Gros plan sur le moteur de la Matra Jet.

 

Formules Ford Kent, beaucoup pensent que ce sont les formules idéales pour se faire plaisir.

 

F 3 classic et formules Renault, le 97, la Martini MK 44 de Bruno Mottez, bien connu des Dijonnais.

 

Martini allongé d’eau, sans glaçons, à l’heure de l’apéritif.

 

Aie, la piste est très glissante, les suspensions fragiles des monoplaces ne résistent pas au moindre choc, ici une Crosslé 32 F.

 

Une jolie GRAC MT 6 de formule Renault, en pré grille, mélangée aux Formules Ford.

 

Comme toujours au Spirit Racer, on ne peut s’empêcher de détailler les commandes de boites. Curieux, la batterie à proximité de l’échappement !

 

Formule Ford Merlyn, finesse et élégance pour ce cigare sur roues.

 

Pas de Formule Ford sans Mallock, l’occasion d’un petit clin d’œil personnel à Patrick R., du Spirit Racer Club.

 

Dulon, les formules Ford existent depuis 50 ans et courent encore, des constructeurs continuent de fabriquer toutes les pièces détachées… Par contre pour des voitures de grande série de plus de 10 ans, on ne trouve plus de pièces (ex. lunette arrière de Clio !)

 

Certains reprochent le manque d’espace intérieur des monoplaces, problème résolu sur cette Crosslé. Nous leur consacrerons bientôt un article.

 

Les sports protos renaissent grâce à la CUP ; l’occasion de revoir de belles barquettes.

 

Là, il y a du lourd : Vertigo, pilotée par son concepteur Éric Gillet.

 

Une nouvelle catégorie, les roadster pro cup.

 

Sur la base d’une Miata MX 5 NA premiers modèles (phares mobiles). Les voitures sont adaptées au circuit, barre anti rapprochement, combinés ressorts amortisseurs réglables, jantes, pneus, plaquettes de frein, moteur de série à réglage d’avance modifié et prise d’air adaptée.

 

L’intérieur est déshabillé, la capote enlevée, un seul siège baquet, un robuste arceau de sécurité, environ 900 kg pour 120 CV, il faut compter 4000 € d’équipement à ajouter au prix de la Miata. Cinq ou six courses prévues en 2017, elles s’alignent avec la nouvelle catégorie des Young Timers GTI Cup.

 

Legend cars, un concept créé aux USA, une carrosserie vintage en polyester posé sur un châssis tubulaire, pont arrière rigide sans différentiel, moteur de moto Yamaha XJR 1200 d’environ 120 CV. Les pilotes n’hésitent pas à se pousser dans la ligne droite.

 

Attaque maxi, pour les Legend Cars, soit en location, clés en main, soit en achat personnel, environ sept courses dans l’année sur les plus grands circuits… cette formule est pratiquée dans différents pays, USA bien sûr, Amérique du Sud, Angleterre, pays scandinaves…

Crédits photo, Cat’, Ducou 21, Guyecar.

 

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Une réponse à Dijon-Prenois : Le Spirit (Joséphine pilotée par Jean-Luc) se faufile à l’Historic tour

  • Emmanuel  dit:

    super reportage, toujours un plaisir, de te lire, merci!!

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